Siphon des Glacières de Cannes

Très beau siphon transparent, gravé à l’acide, avec le profil d’une tête de femme dans le plus pur style Art Déco.
Regardez le détail du visage, c’est une merveille.

Il provient de la maison P. Bobet à Paris (P. pour Paul)

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Par contre j’ai eu énormément de mal à prendre les photos. D’autant que l’intérieur est bien tâché (voile laiteux) et permet difficilement de faire ressortir le visage.

J’avais déjà eu un siphon du même établissement mais le visage n’était pas aussi travaillé.

Siphon_GlacieresDeCannes_02

Sur celui-ci pas de date.
Le précédent modèle mentionnait 1927 et l’adresse suivante :
Glacières de Cannes
13 rue docteur Pierre Gazagnaire

Mais d’après mes recherches la société des Glacières des Cannes avait au moins un autre établissement  au 13, rue des Marchés à Cannes. Pour preuve, cet extrait d’un article du journal Le Littoral, édition datée du lundi 30 Novembre 1903.

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Titre : Plus d’eaux impures.
Un journal de Cannes se réjouit de pouvoir enfin trouver dans un établissement de notre ville, une eau absolument pure offrant toutes les garanties désirables.
Nous nous associons à sa satisfaction, mais nous nous permettons de lui faire remarquer que cette circonstance heureuse n’est pas nouvelle . Déjà, depuis plus d’un an, les Glacières de Cannes, rue des Marchés cette bonne et ancienne maison, qui compte plus de 25 années d’existence, et qui est toujours à l’affût des progrès à réaliser, s’est assuré le monopole du stérilisateur « Salvator » (grand prix, médaille d’or de l’exposition de 1900) qui stérilise l’eau à 115° et 12o° en vase clos, d’après les procédés de M. le Dr Vaillard, médecin, professeur de Bactériologie à l’Ecole de Santé de la Guerre et directeur du Laboratoire du Val-de-Grâce.

C’est ainsi que cet établissement fournit delà depuis longtemps à ses nombreux clients une eau essentiellement pure exempte de tous microbes conservant ses propriétés sa saveur, sa limpidité, sa teneur en sels et oxygène et sa fraîcheur, et qui est fort appréciée du public et du corps médical.
Déjà Le Littoral du 31 janvier 1903, avait annoncé cette bonne nouvelle à ses lecteurs, nous sommes heureux de leur rappeler aujourd’hui, qu’en dehors de ses autres produits excellents et de ses vins si recommandables, la maison les Glacières de Cannes peut fournir à toute la ville de l’eau potable stérilisée.
Nous ignorons les procédés employés par d’autres, nous désirons, dans l’intérêt général, qu’ils soient efficaces, mais nous garantissons, absolument, les résultats obtenus par les Glacières de Cannes, rue des Marchés 13, au moyen de l’appareil Salvator que chacun peut voir et visiter, et qui, basé sur les dernières données scientifiques,
s’appuie sur l’autorité des sommités médicales, et sur une expérience indiscutable. Petite anecdote pour terminer.

En fouillant sur internet j’ai trouvé un exemplaire scanné d’une vieille édition du journal « Le Littoral ». Édition datée du Dimanche 22 Octobre 1922.
Voici ce que l’on trouve dans la section « Accidents du travail » :

Royer Alexandre, 40 ans, domicilié au Pont St-Jean, et employé chez M. Robilis, aux Glacières de Cannes, s’est piqué au pouce de la main gauche avec un crochet en fer en manipulant des blocs de glace. Incapacité de travail de 25 jours environ.

Une autre ?
Titre : Commencement de grève. (Journal Le Littoral, édition du 30 octobre 1911)
Hier matin, les cochers livreurs de glace, des diverses Glacières de Cannes, se sont mis en grève. Ils voulaient le repos hebdomadaire et non le repos par roulement. Indécis sur les décisions à prendre, ils ont repris le travail et à 9 heures du matin tout était terminé. L’ordre n’a pas été troublé.

Vous avez des informations et/ou des documents à partager sur cet établissement ou sur ce siphon ?
Contactez-moi, merci.

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